Wyclef Jean saisit la cour interaméricaine des droits de l'homme
Haïti: La star internationale du hip-hop Wyclef Jean dont la candidature à l'élection présidentielle d'Haïti a été rejetée par le Conseil électoral va contester la décision devant la cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), ont annoncé mardi ses avocats. Le Conseil électoral haïtien (CEP) a écarté 15 candidats à la présidence, dont Wyclef Jean, sur les 34 qui avaient sollicité l'autorisation de se lancer dans la course à la succession du président René Préval. "Wyclef n'entend pas s'arrêter là, nous épuiserons tous les recours, nous irons jusqu'au bout pour contester cette décision inacceptable", a déclaré M. Jean Renel Sénatus un des huit avocats du chanteur. Outre la CIDH, l'avocat a indiqué que l'affaire serait également portée devant la Cour de cassation d'Haïti et devant la cour des comptes, un tribunal administratif. "La décision du CEP est arbitraire nous allons aujourd'hui même la combattre", a déclaré M. Sénatus. Concernant les motifs de non résidence en Haïti évoqués pour justifier l'éviction de Wyclef Jean, l'avocat a révélé qu'un juge de paix avait délivré un certificat à l'artiste montrant qu'il vit dans le pays depuis près de 6 ans. "Wyclef ne peut pas être enfermé dans une prison pour résider en Haïti. Il a vécu dans le pays depuis plus de 6 ans, il voyage dans le pays", a soutenu l'avocat. Un ancien président de la chambre des députés haïtiens Eric Jean-Jacques a qualifié la décision du CEP de "mesure politique". "Il ne fallait pas avoir Wyclef dans la course, donc on a tout fait pour l'en écarter", a déclaré M. Jean-Jacques. D'autres candidats éliminés dont l'ex-ambassadeur d'Haïti à Washington Raymond Joseph ont annoncé leur intention d'attaquer en justice la décision de l'institution électorale. "Des candidats écartés sont actuellement en pourparlers pour former un front uni contre cette décision arbitraire. Nous ne croyons pas que ce conseil puisse organiser des élections démocratiques", a déclaré M. Joseph. |
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