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sectioneducative

26 Octubre 2010

Comment changer les conditions sanitaires ?

Haïti: Le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires sur l'épidémie de choléra fait état de 259 morts et 3 342 cas d'hospitalisation. Contrairement à la soixantaine de morts enregistrés par jour tout au long de la semaine dernière, ce lundi seulement sept personnes sont passées de vie à trépas. Le nombre de cas d'hospitalisation a considérablement diminué aujourd'hui. L'épidémie ne s'est pas propagée dans les autres départements, ce qui explique que la thèse de l'utilisation de l'eau du fleuve Artibonite comme éventuellement source de la maladie s'est révélée vraie. Le gouvernement va sans doute maintenir l'alerte sur les deux départements jusqu'à l'éradication totale de la maladie. La sensibilisation de l'opinion publique sur l'épidémie et la campagne de communication orchestrée par les autorités sanitaires doivent se poursuivre au même rythme de manière à tenir la population en haleine.

L'alerte au choléra donnée par le ministre de la Santé publique, le Dr Alex Larsen, le jeudi 21 octobre en cours, en raison de l'augmentation rapide du nombre de personnes contaminées en trois jours par cette maladie avait suscité beaucoup de crainte, de peur que la maladie se propage dans la zone métropolitaine peuplée plusieurs centaines de milliers de réfugiés qui vivent dans les camps, suite au séisme du 12 janvier 2010. A travers le monde, dès qu'on annonce une épidémie de choléra dans un pays, on fait référence à l'environnement, aux bidonvilles, aux camps de réfugiés, bref à l'insalubrité. Tous ces facteurs sont réunis autour de nous à Port-au-Prince et dans les communes avoisinantes.

Y a-t-il chômage au Service métropolitain de collecte de résidus solides ?

Au moment où les autorités sanitaires se démènent comme de beaux diables dans un bénitier avec l'épidémie de choléra, les immondices se répandent à travers les différents quartiers de la zone métropolitaine. On constate une diminution de circulation des bennes à ordures dans les différentes rues, et personne n'ignore les raisons de cette situation. Le moment est plus qu'opportun pour que les responsables du SMCRS redoublent d'efforts dans la gestion des résidus solides.

Plus les rues contiennent des immondices, davantage les agences de presse internationales s'intéressent à ternir l'image du pays, en faisant circuler les photos des enfants haïtiens déshérités fouinant dans les déchets.

Les autorités haïtiennes ne peuvent-elles pas interdire ces situations honteuses et porteuses de maladies ?

Lemoine Bonneau

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