Le choléra a perdu sa force de frappe en Haïti
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| Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral
Depuis le 12 janvier, après le tremblement de terre, un mouvement de solidarité internationale s'est mis en branle pour envoyer des médecins en Haïti. « Pour l'heure, ce dont nous avons besoin ce sont des auxiliaires, des infirmières et un travail de sensibilisation », a ajouté le Dr Thimothée. Pour ce travail de sensibilisation, il porte son choix sur : les journalistes, agents communautaires, promoteurs de la santé, ASEC, CASEC, hommes politiques, leaders religieux pour nous permettre de contrôler l'épidémie. « Nous aurons besoin de médecins dans les cas compliqués. Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral. La réhydratation participe à 80% dans la récupération du malade. Il y a des gens qui récupèrent bien sans antibiotiques », a-t-il fait savoir. Quid des actions concrètes? au niveau de l'Artibonite et du Plateau central, la DINEPA distribue des "aquatab" pour purifier l'eau. A l'Estère et à St-Marc, des centres de traitement de choléra (CTC) sont en train de s'installer. A Port-au-Prince, on identifie des points pour placer ces CTC. Pour calmer les esprits, le Dr Gabriel Thimothée a annoncé que le ministère dispose en stock dans ses structures mises en place à travers tout le pays, d'environ 320 000 flacons de Ringer, un soluté de première ligne dans le cas d'espèce. « Nous avons des solutés pour traiter 100 000 patients », a soutenu le directeur du MSPP. Les intrants dont le MSPP a besoin se résument en des besoins suivants : solutés, seringues, lits en plastique, produits chimiques pour la désinfection et la disponibilité en eau potable. Selon le Dr Thimothée, les résultats obtenus après cette flambée de choléra sont satisfaisants. Le personnel infirmier déployé dans le Bas-Artibonite et le Bas-Plateau central a fait du bon boulot. « Les médecins cubains et haïtiens sont dans les zones les plus critiques, à Drouin et à Grande Saline », a-t-il souligné, tout en signalant la présence des coopérants étrangers dont Médecins Sans Frontières et Zanmi Lasante. |
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Claude Bernard Sérant |
