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26 Octubre 2010

Le choléra a perdu sa force de frappe en Haïti

Haïti: Le choléra n'a plus la même force de frappe en Haïti. Dans les départements de l'Artibonite et du Centre où trente à soixante personnes mouraient par jour, la tendance aujourd'hui est complètement à la baisse. « Entre six à sept personnes meurent aujourd'hui », a déclaré le directeur général du ministère de la Santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, lors d'un point de presse le lundi 25 octobre au ministère de la Culture et de la Communication. 259 cas de décès ont été enregistrés dans les deux départements les plus touchés. « Il y a eu six nouveaux cas », a-t-il précisé.

Dans l'Artibonite, les chiffres indiquent ce lundi 2 981 cas d'hospitalisation. Dans le Plateau central, 361 cas. Ce qui porte, d'après les données officielles, à 3 342 le nombre des cas d'hospitalisation.

Constatant que la tendance est à la baisse, le directeur du MSPP s'est basé sur les statistiques pour avancer : « Quand on fait une analyse de la presse internationale, nous avons l'impression qu'il y a une tendance à exagérer les informations. Nous autres, au ministère de la Santé publique, de concert avec nos partenaires, nous travaillons en scientifiques. Nos données reflètent la réalité. Nous n'avons pas la volonté d'en cacher aucune. Elles sont fiables. Nous avons des personnes sur place, épidémiologistes, statisticiens qui cherchent les cas. »

Le directeur du MSPP a fait savoir, par ailleurs, que la Santé publique travaille avec les ASEC et les CASEC ainsi qu'un réseau communautaire pour obtenir des données fiables.

« Nous avons les Unités communales de santé qui fonctionnent dans l'Artibonite et le Plateau central avant même le problème de choléra », a-t-il insisté avant d'avancer que le ministère « est ouvert aux journalistes pour clarifier les points d'ombre. » Chemin faisant, il a soulevé une grande préoccupation de l'heure. « La frontière haïtiano-dominicaine n'est pas fermée, il y a seulement une veille épidémiologique pour empêcher la propagation de l'épidémie », a-t-il signalé. 

Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d'Haiti: actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news: Politics, economy, society, culture and entertainment, sports.

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Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral

Depuis le 12 janvier, après le tremblement de terre, un mouvement de solidarité internationale s'est mis en branle pour envoyer des médecins en Haïti. « Pour l'heure, ce dont nous avons besoin ce sont des auxiliaires, des infirmières et un travail de sensibilisation », a ajouté le Dr Thimothée. Pour ce travail de sensibilisation, il porte son choix sur : les journalistes, agents communautaires, promoteurs de la santé, ASEC, CASEC, hommes politiques, leaders religieux pour nous permettre de contrôler l'épidémie.

« Nous aurons besoin de médecins dans les cas compliqués. Ce qui est prioritaire, c'est le sérum oral. La réhydratation participe à 80% dans la récupération du malade. Il y a des gens qui récupèrent bien sans antibiotiques », a-t-il fait savoir.

Quid des actions concrètes? au niveau de l'Artibonite et du Plateau central, la DINEPA distribue des "aquatab" pour purifier l'eau. A l'Estère et à St-Marc, des centres de traitement de choléra (CTC) sont en train de s'installer. A Port-au-Prince, on identifie des points pour placer ces CTC.

Pour calmer les esprits, le Dr Gabriel Thimothée a annoncé que le ministère dispose en stock dans ses structures mises en place à travers tout le pays, d'environ 320 000 flacons de Ringer, un soluté de première ligne dans le cas d'espèce. « Nous avons des solutés pour traiter 100 000 patients », a soutenu le directeur du MSPP. Les intrants dont le MSPP a besoin se résument en des besoins suivants : solutés, seringues, lits en plastique, produits chimiques pour la désinfection et la disponibilité en eau potable.

Selon le Dr Thimothée, les résultats obtenus après cette flambée de choléra sont satisfaisants. Le personnel infirmier déployé dans le Bas-Artibonite et le Bas-Plateau central a fait du bon boulot. « Les médecins cubains et haïtiens sont dans les zones les plus critiques, à Drouin et à Grande Saline », a-t-il souligné, tout en signalant la présence des coopérants étrangers dont Médecins Sans Frontières et Zanmi Lasante.

Le MSPP a déployé un personnel infirmier dans les zones affectées par l'épidémie de choléra, a souligné le Dr Gabriel Thimothée. Dans un premier temps, 16 infirmières y ont été dépêchées. Dans un deuxième temps 35, parmi lesquelles des étudiantes finissantes. Aujourd'hui 13 infirmières expérimentées sont aux Gonaïves en vue d'accompagner le personnel soignant.

Les cadavres des personnes mortes de choléra sont une menace pour la communauté. Il faut désinfecter le cadavre avec du chlore, puis le mettre dans un sac en plastique avant de l'inhumer.

Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

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