Médecins Sans Frontières s'implique dans le traitement du choléra
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| Selon M. Pletinckx, avoir des centres de traitement du choléra où les patients peuvent être isolés est essentiel pour le traitement efficace de cette maladie. Pour prévenir la transmission du choléra, poursuit-il, l'isolement des cas suspects, l'information sur des mesures d'hygiène, la fourniture de savon et la distribution d'eau potable sont des éléments clés. « Le plus important est d'isoler les patients atteints de choléra du reste des malades, afin de mieux traiter les personnes infectées et de prévenir la propagation de la maladie. Cela permettra aussi à l'hôpital de fonctionner le plus normalement possible », conseille-t-il.
« Le choléra est une infection intestinale aiguë causée par des bactéries transportées dans les excréments humains qui peuvent être transmises par l'eau, par certaines denrées alimentaires et, plus rarement, de personne à personne. Les principaux symptômes sont la diarrhée aqueuse et des vomissements, qui conduisent à une déshydratation sévère et une mort rapide s'il n'y a pas un traitement immédiat », explique le coordonnateur des urgences de MSF. En effet, selon les responsables de MSF, outre le CTC de Tabarre, un autre centre de 30 lits est en cours d'installation par l'organisation aux Gonaïves. « Dans le Nord, des évaluations sont menées à Port-de-Paix, Pont-Sondé, Dessalines, Villard, La Chapelle et Lestère, afin de déterminer si des interventions médicales sont nécessaires. D'autres évaluations sont menées au sud et à l'est de Saint-Marc, à l'Arcahaie, Cabaret et Verrettes. A Montrouis, MSF a fourni du matériel de traitement au centre de santé local, y compris les lits pour le choléra. Des explorations complémentaires sont prévues à Gros-Morne, Bassin-Bleu et Saint-Michel de l'Attalaye », ont indiqué les responsables de MSF, qui ont renforcé leur personnel médical consacré aux interventions contre le « vibrio cholerae », dont l'origine reste jusque-là inconnue. Les résultats des analyses effectuées par le Laboratoire National de Santé publique (LNSP) en Haïti et les Centres de Prévention et de Contrôle des maladies (CDC) basés à Atlanta révèlent que la souche de choléra responsable de l'épidémie qui a déjà fait 544 décès et provoqué 8 138 hospitalisations est identique à une souche trouvée en Asie du Sud. Les suspicions convergent toujours vers les casques bleus népalais basés à Mirebalais, qui ont construit leur camp « Annapur » sur les rives d'un affluent de la rivière Laterme qui, elle, se jette dans le fleuve Artibonite. |
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| Valéry Daudier | |||
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