Georges Michel en croisade contre les amendements de la Constitution
| Georges Michel, étendard légaliste et nationaliste mis en avant, passe à la moulinette tous ceux qui sont pour le vote de la déclaration d'amendements de la Constitution introduite à la 48e législature. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ses services en Haïti, et le professeur Claude Moise...ont goutté à son courroux,même s'il n'a que sa plume et son verbe pour faire dérailler une machine déjà en marche au Parlement.
Haïti: Et Georges Michel a fait du Georges Michel. Incisif, sans langue de bois, l'historien, constituant de 1987, a envoyé paître « le Blanc » et rabaissé le caquet des sponsors haïtiens de la déclaration d'amendements de la Constitution introduite à la va-vite, sur fond de contestation à la fin de la 48e législature en mai 2010. « Que le Blanc aille voir ailleurs. Nous sommes les chefs de notre pays », a-t-il dit, son nationalisme porté en étendard, à l'émission « Panel Magik » sur Magik 9 100.9 mghz, vendredi 29 avril 2011. « C'est absolument immoral que M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, pousse en faveur d'amendements illégaux et immoraux », a fulminé M. Georges Michel, sans ménager l'ambassadeur Edmond Mulet, patron de la mission onusienne en Haïti, qui s'est lui aussi prononcé en faveur de ces amendements. « M. Mulet est têtu comme un mulet », a-t-il dit, en égrenant ses mots avec une nervosité à fleur de peau. Sans broncher et sûr de lui en développant ses arguments, Georges Michel a souligné que « la charte des Nations unies lui (Mulet) interdit d'intervenir dans les affaires internes d'un pays ». Selon cette charte, « elles peuvent accompagner un processus politique ». « La façon d'amender une Constitution ne les regarde pas », a renchéri l'historien pour qui le secrétaire général raconte des balivernes dans ses discours en s'appuyant sur des renseignements issus de ses services qui le poussent à « patronner des amendements nuls et frauduleux ». Au professeur Claude Moïse, écrivain, président de la Commission présidentielle sur la révision de la Constitution ayant récemment souligné qu'il n'y a pas eu de version créole de la loi mère votée en 1987, Georges Michel répond. « Je réponds au professeur Claude Moïse, qui est peut-être de bonne foi, qu'il a des trous de mémoire et qu'il n'était pas, contrairement à moi, membre de cette assemblée constituante. Je me rappelle ce que j'avais fait. Je ne suis ni fou ni sénile », a-t-il indiqué, avant de confier avec persuasion « qu'une version authentique de la Constitution en créole a été votée et signée ». « Je regrette de contredire publiquement le professeur Claude Moise. Il existe une version authentique de la Constitution ». Le pasteur Pauris Jean-Baptiste et moi avions travaillé sur la version créole afin de vérifier, entre autres choses, si elle était conforme à l'esprit des constituants, a-t-il ajouté. « Le pasteur Pauris est encore vivant. Il peut en témoigner », a poursuivi Georges Michel. |
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