40 000 dollars d'équipements aux médias
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L'Association nationale des médias haïtiens (ANMH) et l'Association des médias indépendants haïtiens (AMIH) ont reçu 40 000 dollars d'équipements de la part de l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture (Unesco) et de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en vue de renforcer leur capacité à informer le public. Haïti: Par un geste symbolique, l'Unesco et l'OIF ont fait un don en matériel aux deux principales organisations de médias en Haïti, l'Association nationale des médias haïtiens (ANMH) et à l'Association des médias indépendants d'Haïti (AMIH). Estimé à 40 000 dollars américains, ce don - qui entre dans le cadre du renforcement de la capacité des médias touchés par le séisme du 12 janvier 2010 - comprend : trois caméras de télévision, des magnétoscopes, des lecteurs de magnétoscopes pour le montage des émissions de TV, un transmetteur de cinq cents watts pour une station de radio, vingt-deux enregistreurs numériques, des petits appareils photos numériques pour alimenter des sites Internet. Ce projet va au-delà de l'octroi du matériel aux médias haïtiens. Il s'inscrit, selon le chargé de communication de l'Unesco en Haïti, Mehdi Benchelah, « dans un soutien plus vaste de l'Unesco et de l'OIF aux médias et aux journalistes haïtiens ». Puisque les journalistes jouent un rôle éminemment important dans la diffusion de l'information, ces deux grandes organisations misent sur la formation des journalistes. « L'Unesco soutient une formation multimédia pour que les journalistes haïtiens aient plus de connaissances pour produire des contenus sur le web », a-t-il dit. Même son de cloche du chef d'antenne régional de l'OIF pour la Caraïbe, Chantal Marino : « C'était une priorité après le séisme de pouvoir aider les médias à reprendre leurs activités. Cela s'inscrit dans la politique globale de l'organisation de la francophonie qui a un programme qui vise le renforcement de la capacité des médias et le renforcement de la liberté d'expression de la presse. » Elle ajoute plus loin que « dans les prochaines années, la francophonie continuera à apporter son soutien aux secteurs des médias et à la presse en Haïti. » Les propos de Chantal Marino sont tombés agréablement dans les oreilles du président de l'AMIH, Marcus Garcia. « Tout ce que nous demandons, c'est de continuer de penser à nous de manière généreuse », a-t-il dit sur un ton enjoué. Remerciant les institutions qui ont fait don de ces équipements, il a dit plaisamment : « C'est une excellente surprise ! Donnez-nous encore plus ! Ne vous gênez surtout pas. On en a un si grand besoin. » Marcus Garcia a profité de cette tribune pour opiner sur cette nouvelle ère qui s'ouvre pour la presse. Cette nouvelle expérience pour la presse sera-t-elle bonne ou mauvaise ? Sera-t-elle enrichissante ? D'après l'éditorialiste de Mélodie FM, l'administration de Préval n'a pas mis de bâtons dans les roues de la presse. Et pour le moment ? « C'est l'inconnu total. Nous ne savons pas où nous avançons, où nous devons mettre les pieds. A ce jour, les nouveaux élus, que je sache, n'ont encore aucun contact avec la presse sur le plan institutionnel. A quel saint nous vouer ? », se demande Marcus, qui profite de l'occasion pour souligner que l'ANMH et l'AMIH réalisent le même boulot difficile en cette ère nouvelle. Prenant la parole tout de suite après l'éditorialiste, le président de l'ANMH Max E. Chauvet, après les remerciements d'usage, a décelé un point significatif dans la cérémonie du jour : « Je retiens aussi de cette cérémonie que l'ANMH et l'AMIH se retrouvent aujourd'hui à la même table. Un signe important dans la perspective d'un avenir prochain. » Le directeur de Le Nouvelliste a noté que la presse haïtienne doit faire face à deux défis : « Se reconstruire après le tremblement de terre et aider à reconstruire le pays. » Devant les dégâts causés par le séisme du 12 janvier 2010, il a estimé que cette reconstruction ne sera pas facile « sans le support des institutions nationales d'abord et celui des institutions internationales. » A titre d'exemple, il a pris pour modèle l'Unesco et l'OIF qui font l'actualité du jour. |
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| Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr |
