conille doit regler ses papiers avec l'ONU avant d'etre designe Premier Ministre
| Conille doit régler ses papiers avec l'ONU avant d'être désigné Premier ministre Il est en attente de sa désignation officielle. Jusqu'à 9 heures jeudi soir, la lettre officielle de la désignation de Garry Conille n'avait pas encore été envoyée aux présidents des deux branches du Parlement, a confié au Nouvelliste le chef de cabinet du président, Me Thierry Mayard Paul. Parallèlement, les responsables du groupe des 16 attendent l'officialisation de ce choix avant de se positionner clairement.
Haïti: La désignation officielle de Gary Conille traîne encore pour le simple fait que ce dernier veut avoir du temps pour solliciter et obtenir une mise en disponibilité aux Nations unies, là où il travaille depuis 2004. « Il est un fonctionnaire de l'ONU. Il doit régler d'abord ses papiers avec son employeur et obtenir une autorisation avant de laisser son travail. Pour le moment, il n'a pas encore cette autorisation. C'est ce qui explique ce retard dans la désignation... », a expliqué au Nouvelliste des sources concordantes proches du chef de l'Etat. Normalement, si Gary Conille démissionne volontairement de son poste aux Nations unies,l perd automatiquement tous les avantages liés à ses nombreuses années de service. Et si son choix est rejeté par le Parlement, il perdrait pratiquement tout. Comme on dit dans notre vernaculaire, « ni sak ni krab ». En revanche, s'il arrive à obtenir une mise en disponibilité pour laisser son poste au système des Nations unies pour une, deux ou trois années, il pourrait récupérer sans problème son travail quelle que soit l'issue de sa désignation par le chef de l'Etat. Une fois sa désignation officialisée par le président Martelly, Garry Conille sera considéré comme démissionnaire et traité en tant que tel à l'ONU. C'est pourquoi, le Dr Conille a demandé au chef de l'Etat de retarder sa désignation, le temps pour lui de se mettre d'accord avec les responsables des Nations unies. Dans une rencontre au Palais national mercredi soir avec son groupe majoritaire de 58 députés, Michel Martelly avait clairement dit aux parlementaires qu'il a fait choix de Gary Conille pour être son Premier ministre, a révélé le député Abel Descolines. Il n'est que d'attendre les formalités officielles. « Le président nous a dit qu'il a fait choix du Dr Conille parce que ce dernier maîtrise très bien les dossiers internationaux et a une expérience de travail avec les bailleurs de fonds... », a rapporté le parlementaire. Selon le président du Sénat, Rodolphe Joazil, effectivement, le nom de Gary Conille a été l'objet des discussions lors de la consultation du chef de l'Etat avec les présidents des deux branches du Parlement. Toutefois, le président de l'Assemblée nationale dit attendre la désignation officielle du Dr Conille. De son côté, le coordonnateur du Groupe des 16 , le sénateur Joseph Lambert, se dit prêt à accorder un vote favorable à tout candidat à la Primature ayant un profil de rassembleur et capable d'harmoniser les relations entre les pouvoirs exécutif et législatif. Le parlementaire n'a toute fois pas voulu se prononcer sur le choix de Gary Conille. Il n'a pas encore discuté de cette personnalité avec le chef de l'Etat, a-t-il dit. Pour le sénateur Kély C. Bastien, le Groupe des 16 n'attend que la désignation officielle de Gary Conille pour se positionner. Selon l'ancien président du grand Corps, son bloc, majoritaire au Sénat, tombeur de Bernard Gousse, restera toujours uni. Par ailleurs, anticipant sur les critiques qui font croire qu'il ne respecte pas les voies tracées par l'article 157 de la Constitution pour être Premier ministre, Gary Conille a fait ces déclarations, jeudi, sur Radio Vision 2000 : « Ma résidence permanente est en Haïti. Je travaille à l'extérieur pour l'ONU dont Haïti est membre. C'est comme si je travaillais pour Haïti », a-t-il expliqué. Wyclef Jean, avant lui, avait échoué dans cette explication sur sa résidence lors des dernières élections. Pour devenir président, comme pour être Premier ministre, il faut résider cinq ans dans le pays, dit la Constitution. Gary Conille travaille aux Nations unies depuis 2004. Il est actuellement, chef de Bureau de l'envoyé spécial (OSE) pour Haïti, le président William Clinton. Depuis juin 2011, il est coordonnateur résident du système des Nations unies et coordonnateur humanitaire au Niger. |
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| Robenson Geffrard rgeffrard@lenouvelliste.com |
